Crédits
photos : Trajectoire, Bernard Expéditions
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Bernard Forgeau,
39 ans, est français, ancien sauveteur en
mer,acrobate et skipper, pilote
de moto cross, d’enduro, et de rallyes (Baja, Paris Dakar…), c’est
l’humanitaire qui l’entraîne en 1988 à Madagascar. Durant douze
années il encadre les expéditions scientifiques, les télévisions
et ses clients privilégiés. Cette période passée
à apprendre et comprendre Madagascar,lui
permettent de prétendre vous emmener sur les plus beaux
sites du sud et du sud-ouest de la Grande Ile... Bernard
parle couramment les dialectes du sud et du sud ouest malgache.
HORS DES SENTIERS… HORS DU TEMPS
200
km en aval et autant en amont de la plaine de Beroroha, le fleuve
Mangoky n'est perturbé par aucun accès routier. Les hommes vivent
encore en harmonie totale avec leur milieu, un univers hors du
temps, un univers de tamariniers, de camphriers, de palissandres
ou de baobabs géants, à la fois perchoirs à pintade pour la nuit
ou à roussettes dans la journée, mais surtout balançoires à lémuriens...
univers de lagunes vertes aux senteurs d'herbes fraîches et de
joncs où, pareil à des troncs, des crocodiles dorment... étendues
bleutées que nous offrent ces miroirs à l'échelle du ciel enflammées
chaque soir par toute la gamme des rouges d'un énorme soleil.
Ce territoire Bara accueille également quelques Sakalavas -les
voisins du nord- mais aussi des Betsileo attirés par ce fleuve
qui prend sa source chez eux dans l'est de l'île pour aller se
jeter dans le Canal du Mozambique car c'est depuis la mer que
les Vezo, nomades marins, le remontent pour chercher les plus
beaux arbres dans lesquels ils pourront faire leur plus belle
pirogue. Si la Mangoky est bien le plus long fleuve de Madagascar
il est certainement aussi le plus étrange, le plus mystérieux...
Depuis
Tuléar, je vous propose de rejoindre Beroroha en une journée de
4X4 et de vivre une aventure sur deux pirogues traditionnelles
liées en catamaran, d'une dizaine de jours sur le fleuve, comme
les nomades qui l'habitent, à la pagaie au fil de l'eau et du
temps, de bivouac en bivouac, au fil des sourires, des joies et
de l'étonnement des rencontres dans les villages et les campements
; mais je vous invite également à profiter du calme et de l'isolement
d'un des derniers sanctuaire de la nature. Cette aventure est
facile, nous partons avec une grosse malle à provisions le reste
de nos repas nous nous le procurons en pêchant, en chassant ou
lors de nos rencontres. Que vous soyez actifs ou contemplatifs,
sportifs ou non, il vous faudra simplement troquer votre chambre
d'hôtel et votre lit douillet contre des tentes igloos sur des
bancs desables recouverts de milliard d'étoiles. Je suis toujours
prêt à vous accueillir, mais sachez cependant que cette descente
demande une préparation, prévenez-moi longtemps à l'avance pour
qu'ensemble nous établissions au mieux votre expéditions.
Bernard
Forgeau
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