Liens
samedi 24 mars, 2001 21:02

 

Crédits photos : Trajectoire, Bernard Expéditions

 

Bernard Forgeau, 39 ans, est français, ancien sauveteur en mer,acrobate et skipper, pilote de moto cross, d’enduro, et de rallyes (Baja, Paris Dakar…), c’est l’humanitaire qui l’entraîne en 1988 à Madagascar. Durant douze années il encadre les expéditions scientifiques, les télévisions et ses clients privilégiés. Cette période passée à apprendre et comprendre Madagascar,lui permettent de prétendre vous emmener sur les plus beaux sites du sud et du sud-ouest de la Grande Ile... Bernard parle couramment les dialectes du sud et du sud ouest malgache.

 

HORS DES SENTIERS… HORS DU TEMPS

200 km en aval et autant en amont de la plaine de Beroroha, le fleuve Mangoky n'est perturbé par aucun accès routier. Les hommes vivent encore en harmonie totale avec leur milieu, un univers hors du temps, un univers de tamariniers, de camphriers, de palissandres ou de baobabs géants, à la fois perchoirs à pintade pour la nuit ou à roussettes dans la journée, mais surtout balançoires à lémuriens... univers de lagunes vertes aux senteurs d'herbes fraîches et de joncs où, pareil à des troncs, des crocodiles dorment... étendues bleutées que nous offrent ces miroirs à l'échelle du ciel enflammées chaque soir par toute la gamme des rouges d'un énorme soleil. Ce territoire Bara accueille également quelques Sakalavas -les voisins du nord- mais aussi des Betsileo attirés par ce fleuve qui prend sa source chez eux dans l'est de l'île pour aller se jeter dans le Canal du Mozambique car c'est depuis la mer que les Vezo, nomades marins, le remontent pour chercher les plus beaux arbres dans lesquels ils pourront faire leur plus belle pirogue. Si la Mangoky est bien le plus long fleuve de Madagascar il est certainement aussi le plus étrange, le plus mystérieux...

Depuis Tuléar, je vous propose de rejoindre Beroroha en une journée de 4X4 et de vivre une aventure sur deux pirogues traditionnelles liées en catamaran, d'une dizaine de jours sur le fleuve, comme les nomades qui l'habitent, à la pagaie au fil de l'eau et du temps, de bivouac en bivouac, au fil des sourires, des joies et de l'étonnement des rencontres dans les villages et les campements ; mais je vous invite également à profiter du calme et de l'isolement d'un des derniers sanctuaire de la nature. Cette aventure est facile, nous partons avec une grosse malle à provisions le reste de nos repas nous nous le procurons en pêchant, en chassant ou lors de nos rencontres. Que vous soyez actifs ou contemplatifs, sportifs ou non, il vous faudra simplement troquer votre chambre d'hôtel et votre lit douillet contre des tentes igloos sur des bancs desables recouverts de milliard d'étoiles. Je suis toujours prêt à vous accueillir, mais sachez cependant que cette descente demande une préparation, prévenez-moi longtemps à l'avance pour qu'ensemble nous établissions au mieux votre expéditions.

Bernard Forgeau